mardi 2 août 2011

Old school.



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Gratter, et faire du neuf avec du vieux. C'est la claque du blog, comme toujours. Ce petit morceau d'égoïsme trop chouchouté, trop gratiné et tellement déjà carbonisé.
Je le traîne comme un doudou lessivé et à demi caché, pour ne pas dire abandonné. Mais comme un léger bout de tissus rongé, il apaise les soirs d'été humide dans les yeux, lorsque le crâne est cassé, ou qu'il déborde d'idées.

On est jamais fatigué de vider virtuellement son sac, je crois.


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mercredi 23 septembre 2009

in love with Lynch *

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Taking place from September 9th to October 3rd, this David Lynch Machines - Abstraction - Women exhibition in Paris will be quite the event. Lynch was given carte blanche to revamp 11 showcase windows of the Galeries Lafayette Hausmann; otherwise he will be displaying works at the Galerie des Galeries on the first floor (featuring lithographies, films and photographs).












Here







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vendredi 18 septembre 2009

Cris & Chuchotements *

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Un titre bergmanien. Deux légers accents belges. 23 femmes artistes.

Nous voici sur le seuil de l'exposition * Cris & Chuchotements * au Centre Culturel Wallonie - Bruxelles de Paris.

On y entre comme dans la logique d'un rêve. En immersion lente. Bordé par quelques photographies d'Izabelle Gustowska. D'emblée, on pense, femmes féministes, années 60-70, les revendications, la pratique artistique comme acte libérateur, fondateur de la figure féminine. Mais l'exposition a ce "quelque chose en plus" d'insister sur les sens...

Les sens des artistes-femmes d'abord: le regard féminin et la voix sont comparés à un livre, qui tantôt dévoile, tantôt dissimule. On entre dans la sphère de l'intime, du secret, révélé ou soigneusement caché. Les sens des spectateurs sont également mis en alerte. Pièce confinée, éclairage doux, absence de foule, ce sentiment d'intimité et de légéreté se fait aussitôt ressentir. Les sens donc, partout, et surtout avec le titre "Cris et Chuchotements" nous faisant passer des Cris, ceux des artistes tentant de dire l'universalité du corps féminin, griffures, fluides corporels, corps en mutation, avec des lithographies impressionantes de Kiki Smith ou encore les sculptures improbables de Laurence Dervaux et les photographies hybrides de Ana Mendieta...


Lithographies de Kiki Smith


Puis le murmure, le chuchotement, on passe à l'imaginaire féminin, les histoires qui se racontent à l'oreille et se réinvente, mélant réalité et fiction avec les photos de Sylvie Eyberg et de Sophie Calle. Ca et là ça raconte la vie quotidienne et la maternité, phase non négligeable dans une vie de femme. On appréciera particulièrement dans cette thématique le travail d'une précision singulière d'Agathe May, qui transpose en lithographie sa fille en une nymphette géante. Également celui de François Petrovitch qui nous plonge dans une ambiance magique où se croise des regards tendres et cruels sur l'enfance une série de peinture montrant froidement divers jouets et poupées.


Lithographie d'Agathe May



Le monde de l'enfance se retrouve en filigrane dans ce que je noterais être la "troisième" partie de l'exposition dans laquelle les traumatismes d'enfance de Louise Bourgeois refont surface. Elle manie la pointe sèche pour dire ses blessures. Il y a aussi le monde domestique, qui cottoye projections et fantasmes d'Annette Messager et Frédérique Loutz, ainsi que le sublime triptyque de Sylvie Canonne. Tout en finesse, sans détails alourdissants, l'exposition raconte à merveille les histoires et les démarches divergentes de toutes ces femmes avec qui l'on resterait bien un peu plus longtemps...

À voir et revoir jusqu'au 29 septembre 2009.







Centre Culturel Wallonie Bruxelles
Ici






Bande son // 65daysofstatic - Drove though Ghosts to Get here


com


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jeudi 17 septembre 2009

les mots manquants *

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Des choses à dire. Beaucoup; Ecrire. Vite avant l'oubli.
Sept jours suffisent à ce qu' / Elles / (Réaccrochage des collections permanentes du Centre Pompidou) jouent à la / Women photographies Women / (Exposition au centre culturel Portugais) et qu'elles croisent des bribes de notre société de consommation (/ Planete Parr / - Jeu de Paume) en écoutant résonner les / Cris & Chuchotements / (Centre Culturel Wallonie- Bruxelles) des figures emblématiques de / David Lynch / (Galerie des Galeries) et en voyant s'écrouler un morceau de mur recouvert de / Graffitis / (Exposition "Graffiti, né dans la rue" à la Fondation Cartier pour l'Art Contemporain). Le tout en trainant des pieds pour voir la dernière catastrophe de Christophe Honoré * Non ma fille tu n'iras pas danser * et en s'occtroyant le privilège de côtoyer en avant première Yuki, Nina et leur co-réalisateur durant une heure et demi...
Dense et intense.
J'en reparle dans un futur proche.
À condition que je ne devienne pas amorphe.



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vendredi 11 septembre 2009

de l'art d'avoir la tête dans les ouvrages *


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" L'aliénation du spectateur au profit de l'objet contemplé ( qui est le résultat de sa propre activité consciente) s'exprime ainsi : plus il contemple, moins il vit ; plus il accepte de se reconnaitre dans les images dominantes du besoin, moins il comprend sa propre existence et son propre désir. L'extériorité du spectacle par rapport à l'homme agissant apparaît en ce que ses propres gestes ne sont plus à lui, mais à un autre qui les lui représente.
C'est pourquoi le spectateur ne sent sent chez lui nulle part, car le spectacle est partout
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Guy Debord, La Société du Spectacle //


J'avais envie de griffonner ceci quelque part avant que cela ne disparaisse de ma mémoire, comme dans l'ordre habituel des choses ...

Quelques idées pour une auto-rentrée littéraire...

À l'heure de la rentrée littéraire, je pioche dans les grands "classiques" jamais lus de ma bibliothèque, façon de me donner bonne conscience ou de me créer une "rentrée-des-classes-fictionnelle" attendu depuis presque six mois... La Société du Spectacle, donc, de Guy Debord, livre éparse et mystérieux aux premiers abords, mais qui, dès que l'on a saisi la fameuse notion de spectacle, surprend et interpelle... ( enfin jusqu'à présent). Mythologies, ensuite, de Barthes, parce que j'en ai lu des fragments il y a quelques années et que je ne suis pas satisfaite de n'avoir encore tout épluché. Du côté des petites choses un tentiné plus graphiques, deux autres classiques. Maus, de Art Spieglmann. Deuxième tome gracieusement prété par Séb. Bande dessinée touchante sur la vie du père de l'auteur, juif durant la Seconde Guerre Mondiale. Les souris ont remplacé les juifs, les chats sont les nazis. Le procédé de Art Spieglmann qui consiste à nous montrer la manière dont lui a été transmise l'histoire apporte un recul et une double dimension qui enrichisse à souhait la BD. Du Joan Sfarr également en attente dans les étagères, avec La Java Bleue. Un peu de cyberpunk ne fera pas de mal avec William Gibson que je piquerais sur la table de chevet de l'Homme, Identification des schémas passera également au peigne fin. Pour terminer, je viens de fraîchement acquérir Ariel, receuil de poèmes de Sylvia Plath, jamais publié et parût depuis le début de l'été chez Gallimard. Après la lecture du roman La Cloche de détresse, jetons un oeil avisé sur ces poésies...
Si l'envie m'en prend, je recopierais des passages marquant ou critiquerais tout ça dans ce joyeux bordel. Sinon, vous savez à quoi je m'en tiens.





Photographies by Jennifer Zwick ©




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jeudi 10 septembre 2009

Toy's cemetery * (part II)

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Les Jouets

Que l'adulte français voit l'Enfant comme un autre lui-même, il n'y pas de meilleur exemple que le jouet français. Les jouets courants sont essentiellement un microcosme adulte ; ils sont tous reproductions amoindries d'objets humains, comme si aux yeux du public l'enfant n'était en somme qu'un homme plus petit, un homunculus à qui il faut fournir des objets à sa taille.
Les formes inventées sont très rares : quelques jeux de construction, fondés sur le génie de la bricole, proposent seuls des formes dynamiques. Pour le reste, le jouet français signifie toujours quelque chose, et ce quelque chose est toujours entièrement socialisé, constitué par les mythes ou les techniques de la vie moderne adulte : l'Armée, la Radio, les Postes, la Médecine (trousses miniatures de médecin, salles d'opération pour poupées), L'École, la Coiffure d'Art (casques à onduler), L'Aviation (parachutistes), les Transports (Trains, Citroëns, Vedettes, Vespas, Stations-Services), la Science (Jouets martiens).

Que les jouets français préfigurent littéralement l'univers des fonctions adultes ne peut évidemment que préparer l'enfant à les accepter toutes, en lui constituant avant même qu'il réfléchisse, L'alibi d'une nature qui a créé de tout temps des soldats, des postiers et des vespas. Le jouet livre ici le catalogue de tout ce dont l'adulte ne s'étonne pas : la guerre, la bureaucratie, la laideur, les Martiens, etc. [... ] Seulement, devant cet univers d'objets fidèles et compliqués, l'enfant ne peut se constituer qu'en propriétaire, en usager, jamais en créateur ; il n'invente pas le monde, il l'utilise : on lui prépare des gestes sans aventure, sans étonnement et sans joie. On fait de lui un petit propriétaire pantouflard qui n'a même pas à inventer les ressorts de la causalité adulte ; on les lui fournit tout prêts : il n'a qu'à se servir, on ne lui donne jamais rien à parcourir. Le moindre jeu de construction, pourvu qu'il ne soit pas trop raffiné, implique un apprentissage du monde bien différent : l'enfant n'y crée nullement des objets significatifs, il lui importe peu qu'ils aient un nom adulte : ce qu'il exerce, ce n'est pas un usage, c'est une démiurgie: il crée des formes qui marchent, qui roulent, il crée une vie, non une propriété ; les objets s'y conduisent eux-mêmes. Ils n'y sont plus une matière inerte et compliquée dans le creux de la main.

Mais cela est plus rare : le jouet français est d'ordinaire un jouet imitation, il veut faire des enfants usagers, non des enfants créateurs.

L'embourgeoisement du jouet ne se reconnaît pas seulement à ses formes, toutes fonctionnelles, mais aussi à sa substance. Les jouets courants sont d'une matière ingrate, produits d'une chimie, non d'une nature. Beaucoup sont maintenant moulés dans des pâtes compliquées : matière plastique y a une apparence à la fois grossière et hygiénique, elle éteint le plaisir, la douceur, L'humanité du toucher. Un signe consternant, c'est la disparition progressive du bois, matière pourtant idéale par sa fermeté et sa tendreur, la chaleur naturelle de son contact ; le bois ôte, de toute forme qu'il soutient, la blessure des angles trop vifs, le froid chimique du métal ; lorsque l'enfant le manie et le cogne, il ne vibre ni ne grince ; il a un son sourd et net à la fois ; c'est une substance familière et poétique, qui laisse l'enfant dans une continuité de contact avec l'arbre, la table, le plancher. Le bois ne blesse, ni ne se détraque ; il se casse pas ; il s'use, peut durer longtemps, vivre avec l'enfant, modifier peu à peu les rapports de l'objet et de la main ; s'il meurt, c'est en diminuant, non en se gonflant, comme ces jouets mécaniques qui disparaissent sous la hernie d'un ressort détraqué. Le bois fait des objets essentiels, des objets de toujours. Or il n'y a presque plus de ces jouets en bois, de ces bergeries vosgiennes, possibles, il est vrai, dans un temps d'artisanat. Le jouet est désormais chimique, de substance et de couleur ; son matériau même introduit à une cénesthésie de l'usage, non du plaisir. Ces jouets meurent d'ailleurs très vite, et une fois morts, n'ont pour l'enfant aucune vie posthume.


Roland Barthes in Mythologies













































































































































































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Photographies Clélia D. ©
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mardi 8 septembre 2009

Toy's cemetery *

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Collection particulière d'objets plastifiés.
sur la route de Gravelines. Août' 09


Une porte spatio-temporelle en bordure d'autoroute
Un amoncellement de ratures
Trouver à l'abandon ce cimetière de jouets fichus, c'est pas du Hello Kitty rose fluo !
Un impressionnant Memento Mori destiné aux enfants terribles.





Quand la pratique amateur devient oeuvre d'art.
Dans un geste spontané, naïf, faire renaître les fantômes d'une période révolue.









L'ombre de la preneuse d'otages en corner gauche.
Pacotille.




Cadrer devient jouissif.
Coquillage, sable & gros caillou, cet univers foisonne de partout.
Entassement Baroque.





Tout est mort hier matin.
Et si je vais loin, enfin, un peu, je pourrais presque considérer le chaos.
Le chaos n'épargnera pas l'amusement.




Mais c'est que tout ces reclus prennent vie dans l'immobilité.
Un rassemblement de mécontents revenus hanter nos âmes d'enfants plus qu'un chaos.
Peut être.










Essayer de tendre une "perche" aux regardeurs = brouiller l'esthétique de l'image ?









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Dans mes habits neufs *


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" Des tissus, patrons de papier, craies, tailleur, mannequins, dès, machines à coudre... "

Marquer la présence par l'absence et le vide. Problématique récurrente, sujet simple, mais photographie sympathique du travail que proposé Claude Cornu à l'Abbaye Saint Germain d'Auxerre.
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Reprises des tribulations

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Après deux mois de non-vacarme partout chez moi hors de chez moi, voici repartie la vie comme elle va derrière mon simple vitrage.
Un mois enfantin à gérer les aventures d'une troupe survoltée.
Un autre mois plus serein, qui s'est terminé en flottaison totale.
Découverte de nouveaux horizons et préparation du passeport direction Montréal, la tellement froide.
Envie donc de reprendre ce morceau de moi 2.0 pour narrer, à l'aide des irrésistibles caprices de mon égo, mes réussites et mes échecs quotidiens, ainsi quelques petites choses moins nombrilistes, parce qu'il faut bien écrire aussi un peu pour les autres...





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lundi 23 février 2009

Monsters vs Macintosh

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Monstre; monstrare: montrer, désigner.





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jeudi 12 février 2009

. Virginia .

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Dearest,

I feel certain, that I'm going mad again.

I think we can't go through another of these terrible times

and I shan't recover this time.

I begin to hear voices

and can't concentrate.

So I'm doing what seems the best thing to do.

You have given me the greatest possible happiness.

You have been in every way all that anyone could be.

I know that I'm spoiling your life

and without me you could work

and you will.

I know.

You see I can't even write this properly.

What I want to say is that I owe all the happiness of my life to you.

You have been entirely patient with me

and incredibly good.

Everything is gone for me,

but the certainty of your goodness.

I can't go on spoiling your life any longer.

I don't think two people could have been happier than we have been.



Virignia.

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mercredi 4 février 2009

Marilou et John Tirelalang'


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Marilou : ploup model
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